Dans la seconde moitié du XXe siècle, la nature des principaux risques pour la santé a profondément changé. Les maladies dites “chroniques” (cardiovasculaires, diabète de type 2, cancers, maladies respiratoires…) ont progressivement supplanté les maladies infectieuses comme première cause de mortalité dans la plupart des pays développés (Organisation mondiale de la Santé). Ces pathologies résultent souvent de facteurs modifiables liés au mode de vie, au premier rang desquels la sédentarité.
La sédentarité désigne le temps passé en position assise ou allongée en dehors du sommeil — au travail, devant un écran, lors des déplacements motorisés, etc. Selon l’OMS, jusqu’à 85% des adolescents dans le monde ne pratiquent pas assez d’activité physique, et près d’un adulte sur quatre est dans le même cas (OMS, 2024).
Conséquences directes de l’inactivité :
- Augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de diabète de type 2 et de certains cancers (notamment côlon et sein).
- Risque plus élevé d’obésité et de surpoids, même en l’absence d’excès alimentaire.
- Dégradation précoce des fonctions musculaires et osseuses, augmentant le risque de chutes et de fragilités à tout âge.
- Altérations du bien-être psychique : anxiété, troubles du sommeil, symptômes dépressifs.
Cette accumulation de données a conduit les autorités sanitaires à reconsidérer la place du mouvement comme déterminant clé de bonne santé.