Séparer ces deux notions a des implications majeures pour la prévention et la qualité de vie au quotidien :
Un enjeu de santé publique prioritaire
D’après l’OMS, le manque d’activité physique est le quatrième facteur de risque de mortalité prématurée dans le monde. Mais seules 5 % des personnes pratiquent un sport en club. Si la santé dépendait exclusivement du sport, la majorité de la population serait donc exclue des bénéfices d’une vie active.
Or, la réalité scientifique est limpide : ce sont les mouvements du quotidien, les tâches actives, les loisirs dynamiques qui, accumulés, contribuent le plus à protéger contre :
- Les maladies cardiovasculaires
- Le diabète de type 2
- L’obésité
- Certaines formes de cancer (notamment côlon et sein)
- La dépression, l’anxiété, le déclin cognitif et les troubles du sommeil
(Sources : INCa, Santé publique France, Haute Autorité de Santé, OMS)
La notion d’activité physique permet donc d’adapter le message à tous — adolescents, actifs, seniors — bien au-delà du cadre des pratiquants sportifs.
Sédentarité et activité physique : deux faces d’une même pièce
La sédentarité, définie comme le temps passé assis ou allongé hors temps de sommeil (travail, écran, transport), constitue un facteur de risque indépendant de la simple « absence de sport » (HAS, 2023). En effet, on peut aller à la salle de sport trois fois par semaine et rester trop longtemps sédentaire hors de ce temps.
La lutte contre la sédentarité passe donc avant tout par l’augmentation de l’activité physique globale, sous toutes ses formes, pas seulement par la pratique sportive encadrée ou intensive.