Le glucose : régulation et prévention du diabète
Le muscle en mouvement utilise directement le glucose sanguin pour produire de l’énergie. Cet effet persiste plusieurs heures après l’effort :
- Chaque contraction musculaire stimule l’absorption du glucose par les cellules, indépendamment de l’action de l’insuline.
- Cette consommation contribue à éviter que le glucose s’accumule trop longtemps dans le sang, diminuant ainsi le risque de diabète de type 2.
- L’activité régulière rend l’organisme plus « sensible » à l’insuline, limitant la résistance à cette hormone (mécanisme-clé du diabète).
Ainsi, selon des estimations issues de la cohorte américaine Nurses’ Health Study (Harvard T.H. Chan School of Public Health), chaque heure hebdomadaire de marche rapide diminue le risque de diabète de type 2 de 12 % environ.
Diminution de la masse grasse et du tour de taille
L’activité physique, couplée à une alimentation adaptée, permet de freiner la prise de poids et favorise la perte de masse grasse abdominale — la plus associée au risque cardio-métabolique.
Par ailleurs, l’activité physique stimule la dépense calorique non seulement lors de l’effort, mais aussi dans les heures qui suivent, par l’augmentation du métabolisme de base.
Inflammation : le cercle vertueux du mouvement
Les maladies métaboliques chroniques, telles que le diabète, mais aussi les maladies cardiovasculaires, sont maintenant clairement reliées à un état d’inflammation chronique de faible intensité. L’activité physique, en libérant certaines cytokines (molécules messagères anti-inflammatoires) au niveau musculaire, a un effet « anti-inflammatoire » général reconnu (source : INSERM, revue : Nature, 2022).