Le vieillissement est avant tout un processus physiologique, c’est-à-dire lié à l’évolution naturelle des cellules, des tissus et des fonctions du corps avec le temps. Il s’accompagne généralement de changements : perte progressive de masse musculaire (sarcopénie), réduction de l’endurance cardiovasculaire, diminution de la densité osseuse, altération de la souplesse et de l’équilibre.
Pourtant, si ces tendances sont universelles, leur rythme et leur impact varient énormément entre les individus. Les chercheurs distinguent aujourd’hui le vieillissement « chronologique » (l’âge civil) du vieillissement « biologique » : le véritable état de santé, bien plus dépendant de l’activité et des habitudes de vie que du simple calendrier. C’est ici que le rôle protecteur de l’activité physique prend tout son sens.
La littérature médicale rassemble aujourd’hui un consensus : plus une personne reste active physiquement, plus sa réserve fonctionnelle et son indépendance sont préservées, indépendamment des pathologies chroniques (OMS 2020, Inserm Avis n°115).